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Raspberry Pi

Envoyez les pubs dans un trou noir avec Pi-Hole

Après avoir vu dans un précédent article comment configurer un proxy-cache avec un Raspberry Pi, nous allons voir maintenant comment pousser encore plus loin cette configuration en lui ajoutant le rôle de “DNS menteur”. C’est à dire, qu’en plus de mettre en cache les demandes internet de notre réseau nous allons lui demander de filtrer les requêtes afin d’éliminer tout ce qui nous pourrit la vie lorsque l’on navigue sur internet, à savoir :  les publicités, les fenêtres intempestives et les sites malveillants.

Logo Pi-HolePour ce faire, nous allons utiliser une solution Open Source exclusivement dédiée au Raspberry pi : Pi-Hole.

Pi-Hole est comme son nom l’indique un Trou noir pour les publicités internet. Pi-Hole remplace les DNS de votre fournisseur d’accès et grâce à des listes mises à jour régulièrement, il filtre votre trafic internet en bloquant les adressess présentes dans sa liste noire. Plus besoin pour l’utilisateur d’installer un plugins anti-pub dans son navigateur, c’est Pi-Hole qui fait tout le travail en amont du réseau. Autre avantage non négligeable, Pi-Hole est aussi capable de faire fonction de serveur DHCP ce qui peut être utile pour ceux qui ne veulent pas utiliser le serveur DHCP de la Box du FAI.

Voyons dons dans la pratique comment mettre en œuvre cette solution :

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Afficher la température du Raspberry Pi

Logo Raspberry

Même si les cartes Raspberry Pi sont conçues pour fonctionner et rester stables à des températures élevées, il peut être intéressant, notamment lors des chaleurs estivales, de savoir quelle est la température à un instant T.

Pour ce faire, nous allons voir ci-dessous comment créer un petit script en ligne de commandes que l’on pourra lancer manuellement afin que le système nous affiche en retour la température du CPU et du GPU.

Vous pourrez bien évidement personnaliser et adapter ce script en fonction de vos envies.

Je précise que j’utilise une distribution lite de Raspbian mais ce script fonctionne très bien avec d’autres distributions dès lors que vous avez un accès local ou distant au terminal de commandes.

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Créer un Proxy Cache avec le Raspberry Pi et Squid

Squid est un serveur proxy (ou serveur mandataire en français) libre de droit multiplateformes et distribué sous Licence GNU GPL.  Le rôle d’un serveur proxy tel que Squid est de traiter les requêtes d’entrée/sortie sur le réseau, de les trier, de les classer et de les garder en mémoire (mise en cache) afin qu’elles soient rapidement disponibles lorsqu’une machine les redemande.

Squid Cache logoEt là, vous allez me dire : Mais quel est donc l’intérêt d’une telle solution dans le cadre d’un petit réseau domestique avec une Box ? Et bien, je vous répondrai, que outre le plaisir de bidouiller quelques lignes de configuration sous Linux, il peut y avoir quelques avantages à configurer un Proxy Cache à domicile.

 

  • Tout d’abord, il faut savoir que le gros des requêtes internet dans le cadre d’un usage familial a lieu le plus souvent aux mêmes heures (souvent après le travail ou le Weekend) et que celles-ci concernent fréquement les mêmes adresses internet (Webmail du FAI, Facebook, Youtube, Twitter, Steam, Google, Pinterest…). C’est déjà une bonne raison pour économiser de la bande passante pour tout le monde, surtout si la connexion ADSL est capricieuse. (PS: amis détenteurs de la fibre, passez votre chemin. Quoique…).
  • De plus, de nos jours, le nombre de machines qui accèdent au net à domicile va croissant (PC, tablette, smartphone, jouets, téléviseurs, montres, thermostat…) et l’on peut vite se retrouver avec une bonne dizaine d’objets connectés.
  • Enfin, utiliser un Raspberry Pi n’est pas dénué de sens car : la plateforme matérielle est largement suffisante pour ce genre de tâche, la consommation électrique est moindre et le gain de place n’est pas négligeable.

Nous allons donc voir ci-dessous comment installer et configurer Squid en simple Proxy Cache sur une distribution Raspbian.

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Raspberry Pi 3 : Installer un refroidissement passif

J’ai récemment fait l’acquisition (pour une quarantaine d’Euros) d’une carte Raspberry Pi 3 et de son boitier officiel. Nostalgie oblige, l’utilisation première est la création d’une console de jeux vidéos rétros grâce à l’excellente distribution RecalboxOS basée sur Linux et capable d’émuler toutes les anciennes consoles de jeu. Pourquoi dépenser 70€ dans un console NES mini classique introuvable bridée à 30 jeux alors que l’on peut avoir toutes les consoles sur du matériel moins cher avec un système Open Source ?  D’autant plus que le bidule fonctionne parfaitement et fait le bonheur de mes petits neveux. :mrgreen:

Le Raspberry Pi 3 version B mini ordinateur tout en un (surnommé “La framboise” par les geeks) ne dépasse pas la taille d’une carte de crédit. Cette dernière version reprend tous les fondamentaux des versions précédentes mais propose en plus :

  • Le Wifi et le Bluetooth
  • Un processeur 4 cœurs 64bits ARM Cortex A-53 cadencé à 1200 Mhz
  • 1024 Mo de mémoire RAM

Raspberry Pi 3 board

Cette augmentation de la fréquence du CPU (et donc de la puissance) se traduit inévitablement par une température en hausse lorsque les 4 cœurs de la puce sont  sollicités. Les versions précédentes fonctionnaient pour rappel à:  900 Mhz pour le Raspberry Pi 2 et 700 Mhz pour le Raspberry Pi 1.  Cette troisième version à tendance (et j’en ai fait l’expérience) lorsque la température de la puce augmente un peu trop à  brider automatiquement sa fréquence à 600 Mhz pour éviter la détérioration du composant. Dans les faits, vous vous retrouvez donc avec un Raspberry Pi 3 moins performant que la version 1.

 

Solution simple et pas chère : faire baisser la température de fonctionnement en collant un dissipateur passif sur le processeur. Ainsi, en augmentant la surface de dissipation, on optimise l’échange thermique entre le CPU et l’air ambiant.

N’ayant pas envie d’investir dans un kit de refroidissement dédié au Raspberry (le prix me semblant trop élevé au regard du bout de métal vendu) j’ai décidé de recycler un dissipateur aluminium (2.5cm x 2.5cm x 1cm ) récupéré sur une vieille carte mère H.S. et comme il me reste aussi sous la main quelques petits dissipateurs en cuivre pour puce mémoire de carte graphique j’en ai utilisé un pour le contrôleur USB/Ethernet de la framboise.

Première étape : Elle consiste à décoller le dissipateur du chipset de la vieille carte mère. Je dois reconnaître que là, il ma fallut forcer et faire levier à l’aide d’un tournevis plat pour faire céder la pâte thermique adhésive d’origine.

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