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Il y a maintenant 12 ans que je me suis lancé dans l'auto-hébergement de ce site internet. Après une première grosse panne en 2019, j'avais décidé, comme évoqué en détail dans ce billet, de changer radicalement ma plateforme matérielle et logicielle pour passer sur un système ultra léger : un Raspberry Pi.
Et, il y a quelques jours, nouvelle petite frayeur dans mon aventure d’auto-hébergement : la carte microSD de mon serveur web a brutalement rendu l’âme. Enfin, pas totalement. Elle s’est, pour ma plus grande chance, verrouillée en écriture (fonctionnalité intégrée aux cartes microSD de qualité). Tout cela au bout de 7 années de sollicitations non-stop, 24 h/24, 7 jours sur 7. Un record obtenu sans nul doute grâce à Log2Ram et à la qualité du matériel : une carte Samsung Evo Plus.
Et si vous avez déjà rencontré ce genre de problème, vous savez ce que cela signifie : le système continue de fonctionner (plus ou moins bien en fonction des secteurs endommagés), mais plus aucune écriture n’est possible. Impossible de mettre à jour, de modifier des fichiers ou de redémarrer proprement certains services… (dans mon cas, Nginx et Fail2ban fonctionnaient mal et plantaient de façon aléatoire). Bref, le signe d'un serveur condamné à très court terme.
Tout a commencé par des comportements étranges comme des services incapables d’écrire dans leurs logs.
Un `dmesg` plus tard, le diagnostic était clair : le système de fichiers était passé en lecture seule. Et dans 90 % des cas, sur un Raspberry Pi, cela signifie une chose : la carte microSD est en fin de vie et elle a atteint le nombre maximal de cycles d’écriture qu'elle peut encaisser. Or, et je le savais, un serveur web sous Linux écrit des logs en permanence et bien d'autres choses encore. D'autant plus que les Raspberry Pi sont connus pour être des "tueurs de cartes microSD". Merci donc à Log2Ram, cet excellent script qui déporte les logs en mémoire RAM, et à mes configurations Logrotate, sans quoi, la carte n'aurait jamais pu endurer ces 7 années.
Heureusement pour moi, j’avais un clone complet du système réalisé grâce à RPI-Clone. En effet, et c’est là que la sauvegarde bit à bit paye, je réalise régulièrement deux clones de la carte système (une sauvegarde hebdomadaire et une sauvegarde mensuelle) dans l'éventualité où un gros crash surviendrait.
Résultat en moins de 5 minutes :
Un temps d’interruption minimal pour une remise en ligne rapide et les doigts dans le nez. Mais, après mûre réflexion, plutôt que de continuer à utiliser un système désormais ancien avec certains services obsolètes, j’ai décidé de repartir sur une base neuve, plus à jour et de reconfigurer tout l'ensemble proprement. Donc, pendant que le clone de secours était "online", en parallèle, sur mon autre Raspberry Pi destiné aux bidouilles, j'ai configuré un nouveau serveur web en quelques jours.
Pour le système d'exploitation, c'est la toute dernière version de RaspiOS Lite (Trixie) (basé sur Linux Debian que j'affectionne particulièrement pour sa stabilité et sa large compatibilité) qui fait tourner la "bête" désormais âgée : une carte Raspberry Pi 3B. Du matériel qui n'a pas bronché depuis son achat.
Pourquoi repartir de zéro ? Et bien parce que l’auto-hébergement, ce n’est pas seulement faire fonctionner un service. C’est avant tout la passion d'apprendre, d'améliorer ses connaissances, ses compétences, et d'optimiser son infrastructure. La publication récente d'une version du CMS Bludit que j'utilise, officiellement compatible avec PHP 8.4 a aussi été l'un des éléments déclencheurs.
Cette nouvelle mouture, vous l'aurez compris, repose sur une base logicielle ultra récente avec à peu près les mêmes services que sur l'ancien serveur. Et donc, les toutes dernières releases disponibles sous Debian Trixie de :
Une opportunité pour moi de revoir certaines configurations anciennes, de remanier quelques règles de sécurité et de pousser encore plus loin les performances. Par exemple, RaspiOS Trixie monte bien plus de partitions temporaires en RAM pour préserver la carte microSD et il m'a fallu repenser la configuration. Sur l'ancien système Raspbian, j'avais totalement désactivé le swap, mais là, avec le paquet rpi-swap, j'ai pu configurer un petit swap de secours en RAM (partition compressée Zram). Économie de ressources oblige, j'ai fait un très grand ménage dans certains services activés de base (même sur la version Lite de RaspiOS) comme le Bluetooth, l'audio, le Wi-Fi, le modemManager, le démon Avahi, etc.
Grande nouveauté, et certains l'ont peut-être remarqué ces derniers jours en accédant au site, j'ai enfin utilisé le certificat SSL wildcard gracieusement offert avec mon nom de domaine. Le site est donc désormais accessible via une connexion sécurisée HTTPS certifiée. Cela a peut-être provoqué quelques erreurs d'accès au moment où j'effectuais des tests, mais désormais la redirection permanente est en place. Il faudra certainement quelques semaines pour que l'indexation se fasse de manière correcte au sein des différents moteurs de recherche.
L'aventure de l'auto-hébergement est donc repartie en ce début d'année 2026, cette fois-ci sur une carte microSD de marque SanDisk modèle Ultra A1. À voir si celle-ci battra le record de 7 années avec cette nouvelle plateforme configurée aux petits oignons.
À bientôt.😉